A l'initiative de Charles Bréchard, le président
du conseil général Michel Mercier et le député
Patrice Verchère ont profité des vendanges
pour rencontrer des viticulteurs. C'était pour le
député nouvellement élu l'occasion
de prendre la température d'une viticulture éprouvée
par la crise économique et par la grêle.
La visite a débuté à la cave coopérative
de Létra, fortement touchée par deux attaques
de grêle en juin et juillet. Certaines parcelles
ne seront pas vendangées. Et pour d'autres, le
rendement n'atteindra pas 20 hectolitres hectares. Par
ailleurs, les élus ont constaté que les
responsables de la cave coopérative cherchent une
solution à la mévente de leur vin en se
groupant avec d'autres caves coopératives.
Puis la délégation a pris le chemin de Sainte
Paule pour se rendre chez Jean Roland PRADEL, qui vinifie
six hectares de vignes. Il est propriétaire de
trois hectares, le reste étant divisé entre
quatre propriétaires dont Jean Paul BOUCHEZ, maire
de Sainte Paule. La majorité de la récolte
est vendue au négoce en vrac, mais Jean Roland
et son épouse essaient de développer la
vente au détail. Ainsi en 2006, 6000 cols ont été
vendus, en partie grâce à la collaboration
avec ' BUISANTANE ' et sa chambre d'hotes. Le domaine
de Jean Roland n'a pas été ou peu touché
par la grêle et le volume de sa récolte va
approcher les 50 hectolitres héctares.
A saint Laurent d'Oingt, les trois élus
ont été reçus par l'ancien et le
nouveau président, accompagnés de Paul Périgeat,
ancien président de la fédération
des coopératives et président de la cave
coopérative du Bois d'Oingt.
A noter également la présence des maires
de Saint Laurent, Oingt, et du Bois d'Oingt. En raison
de son 'partenariat' avec la maison Duboeuf, la coopérative
de Saint Laurent est moins touchée par la mévente
du Beaujolais que les autres coopératives du secteur.
De plus, sous l'impulsion de son commercial, un effort
très important est fait pour développer
et diversifier la vente au détail.
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'Des rendements inacceptables'
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Paul Périgeat a présenté
la situation de sa coopérative en insistant sur
le fait que l'été a été désastreux
au point de vue météorologique et que le
beau temps qui semble subsister pour les vendanges a bien
amélioré la situation. " On comptait
sur le rééquilibrage entre l'offre et la
demande, et l'on comptait beaucoup sur la vente des primeurs
pour cela mais la décision de l'INAO d'accorder
aux crus et aux beaujolais-villages 52 hectolitres par
hectares, prise en pleines vendanges, remet tout en cause.
Elle est inacceptable. Le Beaujolais est la seule région
viticole de France où les crus peuvent plus produire
que le générique', a tonné M. Périgeat.
Tout en étant solidaires de la détresse
des viticulteurs, les élus sont plutôt alertés
par la pression foncière, plus où moins
générée par l'arrachage des vignes.
Michel Mercier a repris une idée qui lui est chère,
celle d'une bourse d'échange pour préserver
l'environnement tout en permettant malgré tout
l'arrachage.
A la cave de Theizé, le président Philippe
Thillardon a accueilli le trio d'élus en présence
de son prédécesseur. Jean-Paul Gutty est
gérant de CVB, qui regroupe 10 caves coopératives
sur 18 et qui peut aussi accueillir des groupements de
caves particulières. CVB est une structure dont
le but est de regrouper l'offre de la vente en vrac. Les
négociants n'auront ainsi qu'un seul interlocuteur.
En s'adressant au président Mercier, M. Thillardon
a déclaré : " Vous nous avez demandé
de nous regrouper, c'est fait. Maintenant, vous allez
nous aider " Michel Mercier a prôné
le développent de la vente en bouteilles, 'garante
de la traçabilité'.
Le périple des élus s'est terminé
après le déjeuner par la visite des vins
Mathelin.
M.D. Le patriote Beaujolais du 13 /09/07
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